Organisation (programme)
Nous souhaitons organiser une série de séminaires sur le problème de l’unité de la science. Nous voudrions rassembler des spécialistes de disciplines différentes, des sciences de la nature aux sciences sociales en passant par la philosophie, pour en établir les modalités et les contenus. Ce séminaire aura notamment pour vocation d’alimenter en contributions et débats la revue d’épistémologie et d’histoire des sciences intitulée Matière première (aux éditions Syllepse).
Il a semblé approprié de faire référence, par le titre même du séminaire, à l’article de 1958 de Paul Oppenheim et Hilary Putnam. L’unité de la science y était définie comme une " hypothèse de travail ", sur un mode à la fois programmatique et encyclopédique, dans le double souci d’une scrupuleuse attention aux contenus des sciences en train de se faire, d’une part, et de la synthèse conceptuelle propre à la philosophie des sciences, d’autre part. Mais cet intitulé renvoie tout autant à la postérité critique des thèses de Oppenheim et Putnam, et nous souhaitons bien entendu réexaminer le problème de l’unité de la science également au travers des considérables remaniements théoriques intervenus depuis la parution de cet article célèbre.
A cet égard, il paraît indispensable de clarifier les significations, extrêmement variées selon les auteurs, les champs disciplinaires et les contextes, des deux notions de " réduction " et d’" émergence ". La question paraît presque préjudicielle à toute réflexion sérieuse sur l’unité de la science, tant ces notions revêtent toutes deux un caractère central dans les débats contemporains. Nous espérons que ce séminaire contribuera à une telle clarification.
[Centre Cavaillès, ENS]
3e étage, et suivre fléchage.
29 rue d’Ulm, 75005 Paris.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Le premier mercredi de chaque mois, d’octobre à juin de 18 h 00 à 20 h 00.